Interview : Wolves Scream

Salut les gars ! On est à 3 semaines de la sortie digitale de l’album « Vestiges » & 5 de la sortie physique. Comment ça va ? Stressés ?

Lionel : Stressés ? Non. Encore beaucoup de choses à faire ? Oui ! On va dire qu’il est trop tard pour stresser. C’est fait, c’est fait.

Il n’y a plus qu’à ! Et finalement, quand est-ce que vous vous êtes lancés dans la composition de cet album ?

L : A vrai dire, il y a des débuts de morceaux de cet album qui existaient déjà à l’époque où on a fait « Hurricane » (ndlr. leur EP précédent). On avait déjà des brides de quelques morceaux de l’album alors qu’on n’avait pas fini de composer l’EP. Tout s’est fait ensemble, on avait trouvé une atmosphère qui nous plaisait et c’était donc logique pour nous de continuer dans cette direction. Maintenant, pour prendre un exemple concret avec Vices, la chanson a énormément changé en deux ans, on a bien eu au moins 3-4 versions différentes. Il reste un riff ou deux par-ci, par-là, mais sinon tout le reste a changé. Quand Adri est arrivé dans le groupe, on a senti une certaine alchimie, que quelque chose se passait. On a composé ensemble et les chansons sont venues assez naturellement.

Anthony : Pour certains morceaux, en prenant le temps de les jouer plusieurs fois ensemble, on sentait bien qu’il y avait des choses qui ne collaient pas. Il n’y en a pas eu beaucoup mais on a du faire quelques changements quand même. Jusqu’à l’enregistrement en studio, on a fait quelques ajustements : rajouter une ligne de guitare ou changer un petit placement de chant… etc. En 2 ans, certaines chansons n’ont quasi pas bougé et d’autres si.

L : Pour te donner un autre exemple, on a joué une version d’Oathbreaker à la release-party d’ « Hurricane » qui avait un autre nom et qui a totalement changé depuis, que ce soit les instruments ou les paroles. On a juste gardé un riff je pense. Comme ça a pris du temps, il y a des morceaux qu’on voulait changer : pas parce qu’elles étaient trop vieilles ou qu’on les avait trop écoutées mais pour que ça colle à ce qu’on voulait faire de l’album. Ça a été à la fois un avantage et un inconvénient.

Tu parlais de l’atmosphère générale des morceaux, comment est-ce que vous avez choisi les thématiques abordées dans les lyrics des chansons ?

L : Les paroles se sont faites après les morceaux. A chaque fois qu’on a fini une chanson, on passe aux paroles puis à une autre chanson. On essaye de finir une chanson : on ne fait pas tous les morceaux puis les paroles de chaque morceau. Pour les textes, on essaye avec Adri de choisir des thématiques qui nous touchent vraiment ou que l’on a vécues dans le groupe personnellement. Par exemple, à propos d’Oathbreaker, j’avais lu pas mal d’articles sur la violence des policiers contre les noirs aux Etats-Unis avec même certains qui se faisaient tuer, j’ai dit à Adri : « Ça, c’est quelque chose qui me touche ». C’est quelque chose dont on a parlé, on y a réfléchi ensemble et on a approfondi le thème à fond pour cette chanson.

Un petit mot sur l’artwork et cette forêt dévastée ? Vu les thématiques fortes abordées et ce design, on penserait presque à un album posthume de la Terre…

L : En toute franchise, on voulait d’abord faire faire l’artwork par un pote qui avait fait la pochette d’ « Hurricane » mais on n’arrivait pas à se mettre d’accord sur une idée et on voyait le temps défiler. Du coup, on s’est dit : « Pourquoi pas le faire nous-mêmes ? », essayer de trouver un lien avec l’idée de vestiges et en cherchant, on est tombé sur l’image de racines d’arbre et ça correspondait parfaitement à ce que l’on cherchait. C’est Adri qui a fait la pochette finalement.

Au final, avec ces thèmes forts, certains faisant lien à la politique, est-ce qu’on peut considérer Wolves Scream comme un groupe engagé ?

L : On peut voir ça comme être engagé ou pas du tout. Je dirais qu’on a simplement nos propres idées sur des choses qui nous révoltent et c’est de ça que l’album parle. Voir la violence des policiers envers des citoyens, ça m’a révolté. On est au 21ème siècle, il serait temps que ça cesse. C’est dingue de voir encore ça maintenant ! Politiquement engagé, je n’irais pas jusque-là mais on veut partager nos opinions.

A : Ce n’est pas une question d’être engagé ou pas. Des paroles de chansons, il faut avoir un sens dedans sinon je n’y vois vraiment aucun intérêt. Via nos paroles, on veut faire véhiculer ce qu’on pense. Même si je n’ai pas écrit les paroles, je m’y retrouve complètement et c’est vraiment bien que dans le groupe, on partage les mêmes idées à ce niveau-là. « Vestiges », c’est une certaine vision du monde actuelle et on partage cette vision entre nous cinq. C’est comment on perçoit la société dans laquelle on vit.

Quand vous avez sorti « Hurricane », on ne s’attendait pas à une telle qualité ni à un tel succès. Vous êtes un des fers de lance de cette nouvelle scène metal / hardcore belge. Vous n’aviez plus cet effet de surprise pour cet album que beaucoup attendent. Est-ce que ça vous a rajouté de la pression ?

L : On n’a pas eu de pression extérieure en plus pour composer cet album. On voulait juste vraiment sortir ce disque car ça commençait à faire long. J’avais une crainte mais je pense que j’étais le seul dans ce cas, c’est que trop de gens trouvent que c’était une copie conforme de l’EP. Au final, je ne pense pas.

Finalement, vous avez commencé le teasing de l’album longtemps à l’avance. Le premier single, Crow(n)s est sorti début mai soit 10 mois avant l’album ! Pourquoi ce laps de temps et cette chanson en premier single ?

L : A la base, on avait prévu de sortir l’album en septembre 2016. Entre temps, on a eu les premiers contacts avec Redfield Digital et eux aussi avaient demandé un certain laps de temps pour préparer le début des hostilités de leurs côtés. On a annoncé officiellement la signature mi-décembre (ndlr. Le exactement). A côté de ça, plusieurs d’entre nous ont été malades, j’ai été malade donc on a pris du retard pour l’enregistrement des voix. Des problèmes de basse… etc. Mais pour avoir discuté avec quelques personnes, ils nous ont tous bien dit qu’il ne fallait pas trop se précipiter dans cet album. Au début, on écoutait qu’avec une seule oreille car on n’y connaissait pas grand-chose mais avec le recul, on se rend bien compte que c’était le mieux à faire.

A : Quitte à prendre du temps, autant en profiter pour qu’il sonne vraiment comme en a envie le groupe. Ça fait 14 ans que je joue en groupe et au final, c’est seulement le premier vrai album que je fais. Ici, je suis très fier de ce qu’on a réalisé et sans vouloir me vanter aucunement, je pense que l’on amène un produit qui sonne, qui est bien fini, qui sonne pro et qui est au-dessus de la moyenne de ce que les autres groupes sortent actuellement.

Vous avez pris votre temps et vous avez bien raison ! Du coup, Crow(n)s était la première chanson prête ou vous aviez prévu déjà à l’avance de la sortir comme premier single ?

A : Non, on avait déjà deux chansons de prêtes, Vices et Crow(n)s. D’ailleurs, on a enregistré le clip pour Vices déjà avant cela durant l’été 2015 au Graspop, Dour et Rock Herk avec Panda Productions. Pour Crow(n)s, on a filmé le clip en octobre et il a finalement été prêt en avril. Vices est plus une chanson de fin d’album (ndlr. elle est de fait l’avant-dernière piste du disque), elle ne représente pas notre album dans son intégralité contrairement à Crow(n)s. De plus, sortir un clip live ne nous paraissait pas être une bonne stratégie visuelle et promotionnelle. Pour ça qu’on ne l’a pas sortie l’été dernier mais plus probablement cet été 2017 une fois que la saison des festivals sera lancée. Et d’ici là, on sortira un autre clip qui sera filmé ce mois-ci.

Quid de Oathbreaker, pourquoi celle-là comme second single ?

L : Parce que la thématique abordée est assez forte, c’est une chanson qu’on aimait tous particulièrement.

A : C’est une chanson qui représente bien la musique que l’on veut faire, ça représente aussi les différents de metal et hardcore que l’on écoute, ça donne bien une idée du groupe. C’est le but du single, représenter l’album et être assez fédérateur.

Vous avez d’ailleurs trouvé un lieu adéquat pour tourner ce clip qui correspond au sujet abordé…

L : Au fait, le décor dans lequel a été filmé le clip a été construit de toutes pièces ! Ca été fait à La Maison Folie à Mons et il y a déjà tout le matos nécessaire pour filmer à l’intérieur. Parce que problème avec une salle confinée comme une salle d’interrogatoire dans lequel se déroule l’histoire du clip, c’est d’y filmer à la fois les prises du groupe et celles de l’histoire. Il fallait une pièce en même temps petite et très longue pour avoir le recul nécessaire pour le décor. D’où la solution de créer le décor nous-mêmes comme bon nous semble.

Vous avez enregistré l’album au Pitch Back Studios à Cologne : pourquoi aller à l’étranger et pourquoi ce studio en particulier ?

L : On a fait la plupart de nos concerts en Belgique donc on s’est dit : « Pourquoi pas aller enregistrer à l’étranger » ? Strains y avaient fait leur premier EP, on avait été impressionné par le son, on s’est un peu renseigné sur le studio ainsi que sur les groupes qui y sont déjà passés (Madball, Agnostic Front, Deez Nuts…). Il y a quand même du beau petit monde qui y est passé. Dave est également chanteur donc il a pu aider Lionel pour ses prises de voix et nous a donné pour l’ensemble un avis tout à fait extérieur au groupe qui nous a permis de voir les chansons différemment. En plus d’enregistrer les voix, il s’est également occupé de la post-production donc a été très présent à nos côtés.

A ce studio étranger, on peut également rajouter un label étranger avec Redfield Digital : est-ce que vous les avez démarchés ou eux sont venus vers vous ?

L : Un peu des deux. Quand on était en studio, Aljoscha nous a dit qu’il fallait qu’on essaye d’avoir un contrat avec eux. Donc nous les avons contactés mais je pense qu’ils étaient déjà au courant de qui on était avant ça. Ils ont directement dit oui (ndlr. Après avoir écouté une première fois l’album) !

A : On a été les rencontrer à Aix-la-Chapelle pour discuter des contrats et de comment ça allait se passer. Il faut savoir que quand tu signes sur Redfield, tu fais vraiment parti de la Redfield Family donc on a beaucoup de contacts avec eux, ils viennent prendre des nouvelles, savoir comment on va, avoir des infos sur les concerts... etc. On bosse ensemble mais ce n’est pas juste du business, il y a une ambiance très familiale avec eux. On sent qu’ils travaillent par passion. Comme première expérience avec un label, on ne pouvait pas vraiment espérer mieux.

Et donc, ils s’occupent de tout ce qui est digital mais pas de la version physique de l’album ?

L : La version physique de l’album, ça ne les concerne pas, ils s’occupent uniquement de la promo digitale. C’est leur boulot de faire la communication et la pub nécessaire pour faire décoller les ventes de la version numérique à partir de sa sortie le 3 mars. Ça ne nous paraissait pas nécessaire maintenant d’avoir un label pour la distribution physique car la majorité de nos ventes se fait en concert. Ce qui est aussi propre à la scène metal dans laquelle on évolue, qui reste assez underground, où le gagne-pain principal des groupes se fait via la vente de merch en concert.

Entrons dans le vif du sujet : l’album en tant que tel ! Ce qui aurait pu être un défaut n’en est pas un finalement mais quand on écoute les premiers titres de Vestiges, on reconnait de suite le son de Wolves Scream. C’est pourquoi je trouvais que l’album démarrait un peu en mode diesel avec des surprises arrivant plus tard dans l’écoute.

L : Franchement, pour un jeune groupe comme nous, c’est plutôt flatteur de se dire qu’on a réussi à avoir un son que les gens reconnaissent, surtout dans notre genre où c’est dure d’avoir sa propre identité vu le nombre de groupes qui existent.

Adrien : Il faut quand même avoir en tête qu’Hurricane, c’était un EP, pas un album donc c’est logique pour nous que l’album aille dans la continuité de celui-ci en apportant bien sûr quelques nouveautés : on a ajouté quelques voix claires en fond, beaucoup de mélodies en plus. Quand on a fait écouter l’album à d’autres gens, on nous a dit qu’il n’y avait pas de tubes qui en ressortaient mais c’est un parti qu’on avait décidé de prendre. On ne voulait pas être le genre de groupes où tu te dis qu’il y a 2-3 bonnes chansons et puis le reste passe, sans plus. On a voulu mettre 10 chansons mais qui étaient au niveau maximum, on n’avait pas envie d’en mettre une au-dessus de l’autre. Ca peut-être un reproche comme ça peut être bien au final. Pour ça que tu as peut-être l’impression que l’album démarre en mode diesel mais c’est plutôt son côté homogène qui fait ça.

L’album est très homogène de fait mais il y a tout de même des chansons qui sortent un peu du lot, je pense notamment à Humans et Vestiges.

L : Ça tombe bien que tu parles de Vestiges qui est assez particulière parce qu’on avait la volonté d’avoir une chanson composée différemment, contrairement aux autres qui ont une structure plus classique. C’est pour ça qu’on l’a mise en dernière car elle clôturait pour nous très bien l’album.

A : Ca, c’est parce qu’un jour on nous a dit à un concert qu’on devait se tourner vers le post-rock, pour ne pas citer l’organisation !

Adrien : Vestiges se trouve aussi à la fin car chaque chanson raconte une histoire, raconte quelque chose que tu aurais pu vivre dans ta vie, quelque chose qui te touche, quelque chose qui a rapport avec un ressenti. Et Vestiges est en quelque sorte la lumière dans ce monde sombre. C’est vraiment la lumière au bout du chemin de ta vie. Cette chanson est un peu l’élément positif dans cet album finalement assez sombre.

L : C’est assez normal aussi que Humans ressorte comme chanson car c’est des chansons qui comportent le plus de nouveautés avec ces quelques voix claires en arrière-plan par exemple.

Adrien : On en revient à nos principales influences comme While She Sleeps ou Architects qui sont aussi adeptes de ce procédé. On ne va pas nier qu’on a ses influences et les gens s’en rendront compte de toute façon.

Architects représente toute une génération de fans de metal de toute façon et c’est compliqué de ne pas être influencé par eux de près ou de loin. Chacun est influencé par la musique qu’il écoute. Maintenant, pour fêter la sortie de ce disque, on peut dire que vous avez vu les choses en grand avec cette release à l’AB Club…

M : On s’est voué corps et âme pendant près de deux ans pour cet album, ce n’était pas pour finir avec une petite release-party dans un petit bled. L’idée était de ne pas passer inaperçus. Tu sais, on a tous des rêves de gosses en tant que musiciens et on en a déjà réalisé quelques-uns avec le Groezrock, le Graspop, Dour, on a bossé avec Franky de Channel Zero, avec Red Bull… Malgré le silence par moment autour du groupe, on n’a pas cessé de travailler et au final, on veut vraiment donner le maximum. Même si on sait qu’on ne vivra pas de notre musique. Même si on sait qu’on ne fera pas une carrière professionnelle. On veut vraiment aller le plus loin possible avec le groupe, là où on pourra l’emmener.

L : Pour revenir sur l’AB Club, il faut dire que l’idée de base ne vient pas de nous mais de notre ingé-son et ami Sebastien Kuhn. Il est venu vers nous en nous disant : « Je m’occupe de vous, je m’occupe de Reach The Shore, pourquoi ne pas faire une release commune à l’AB ? ». Je t’avoue qu’au début, on était assez sceptique, si c’était une bonne idée ou pas, on pensait aussi à la difficulté de faire une co-release party vu que c’est généralement un évènement propre à un groupe puis on s’est dit pourquoi pas. C’est un risque mais un beau risque !

Peu de jeunes groupes de metal belges ont la chance d’y jouer donc c’est une belle victoire supplémentaire pour vous ! Vous avez ajouté un groupe en ouverture de cette release : Atum Nophi. Un groupe que la plupart ont découvert lors de votre annonce. D’où viennent-ils exactement ?

A : En gros, le guitariste d’Atum Nophi est le meilleur ami de Sébastien. Il a beaucoup aidé pour l’enregistrement du premier album de Reach The Shore sur lequel il fait d’ailleurs un featuring et c’était en quelques sortes leur façon à eux de le remercier pour son aide.

On sera là pour les découvrir ! Mais l’affiche ne s’arrête pas là puisque vous avez lancé un concours pour permettre à un quatrième groupe de jouer le 18 mars prochain et le vainqueur sera d’ailleurs annoncé ce mercredi 15 février. Pourquoi ce concours ?

A : L’histoire autour de ce concours est très simple. Reach The Shore avaient déjà en quelques sortes choisi un groupe donc on trouvait que ce serait bien de faire un choix commun pour le dernier groupe mais c’était très compliqué… Si on avait annoncé bêtement sur Facebook qu’on allait rajouter un quatrième groupe, on savait qu’on allait avoir plein de potes qui allaient nous demander pour jouer et ça aurait été très dur d’en choisir l’un plutôt que l’autre. Par exemple, on bosse avec James de Concealed Reality pour les photos, il y a Dorian de Down To Insanity qui est venu remplacer Maxime chez nous mais aussi Damaso (Reach The Shore) qui a remplacé Dorian quand il s’était cassé le poignet. Bref, rien qu’entre eux, ça aurait été compliqué de choisir. Puis il y a assez pas mal d’autres groupes qui ont participé au concours à qui on aurait aussi pu proposer la place mais c’était assez délicat. Donc on a préféré faire un concours mais simplement avec des votes sur Facebook, c’est pourquoi on a décidé de prendre un jury pour choisir le groupe parmi les 5 premiers dans le concours Facebook. C’était une question de motivation en plus et d’impartialité : c’est un jury extérieur qui choisit. Et même sans gagner, les groupes peuvent se dire que leur musique a été écoutée par des personnes connues dans le milieu, ce qui est plutôt valorisant.

Pour Redfield Digital, c’est un choix assez normal vu que c’est votre nouveau label mais qui des autres ?

L : C’était surtout par connaissance, on n’allait pas contacter n’importe qui pour demander cette petite faveur. Franky, on a bossé avec lui avant le Graspop. Chris nous a aidés plusieurs fois, notamment pour jouer à Dour. Ce sont des gars qui ont été à nos côtés ces dernières années de différentes manières et les inviter à ce concours, c’était aussi les remercier de tout ce qu’ils ont fait. Quant à Baptiste et Kevin, ce sont des contacts plutôt à Reach The Shore. Ça nous fait au final un jury assez varié et on sait qu’ils ne voteront pas tous pour le même groupe, ça apportera du suspense.

Un jury qui finalement ne devra pas choisir entre 5 mais 6 groupes…

A : Vu les événements, il n’y a que 6 groupes qui se sont battus jusqu’à la dernière seconde pour être dans le top 5. C’est pourquoi on en a choisi plutôt que 5 car ils le méritaient (ndlr. Silence Is The Enemy qui étaient 6ème avec seulement 4 votes de retard sur le 5ème a donc finalement été repêché).

Beau geste ! Et est-ce que d’autres surprises comme ce concours sont prévus avant la release pour la release ?

A : Avant, peut-être pas. Mais après, oui, beaucoup de surprises. Je pense notamment à une date de concert qui sera bientôt annoncée et qui va être énorme. A part ça, comme on l’a dit tantôt, il y aura encore un clip qui sortira après la release ainsi que celui de Vices. Il y a un pressage particulier que l’on espère. Maintenant, on a toujours des idées qui germent dans nos têtes mais il y a toujours le problème financier qui nous empêche de faire tout ce que l’on veut. Et évidemment, on a dans l’optique de sortir un peu de la Belgique. On a eu quelques propositions de l’étranger après la sortie d’Oathbreaker donc on verra ce que ça donne. Pour la release, il y a des petites choses qui sont prévues pour la release mais que tu verras le jour-même !

Hâte d’y être, on se voit le 18 mars !

A : Merci à toi, c’est super cool d’avoir des gens comme toi qui se bougent pour la scène locale, qui prennent du temps avec nous, ça fait toujours plaisir de voir qu’il y a des gens qui s’intéressent à nous et qui veulent savoir ce qu’il se passe pour notamment en faire profiter les autres aussi.