Le top 20 des albums metalcore de la décennie 2010 - 2019

Ce 1 janvier 2020, nous sommes entrés dans une nouvelle décennie. Par conséquent, en plus des classements des moments marquants de l'année écoulée, les tops de la décennie écoulée sont légion également. Nous avons donc décidé de revenir sur les 20 albums metalcore les plus marquants, avec une certaine touche de subjectivité.

Il y a quelques années, nous avions dressé le top 10 des albums metalcore de la décennie précédente : 2000 à 2010. Un article qui avait évidemment fait débat car vu la quantité incroyable d'albums de ce genre sorti à cette période, âge d'or du genre, il n'était pas possible de convaincre tout le monde. Cependant, depuis, le style s'est quelque peu perdu en route : parfois pour le meilleur, parfois pour le pire. Certains groupes, autrefois fers de lance de cette scène, ne rentrent plus du tout dans les critères pour être cités ici : on pense notamment à Bring Me The Horizon et leur très bon album "Amo". D'autres groupes tels que Thy Art Is Murder, Suicide Silence ou Whitechapel auraient certainement mérité une place dans un top 10 ou top 20 de la décennie mais plutôt concernant les groupes typés deathcore.

Après de longs débats, il s'est avéré très compliqué de classer les 20 albums que nous avons recensés. Si certains albums auraient eu leur place en haut du classement, d'autres places auraient été plus dures et finalement très subjectives à attribuer. C'est pourquoi nous avons arrêté notre recherche à cette liste de 20 groupes présentées ci-dessous dans l'ordre chronologique dans lequel ils sont sortis et ont émerveillés nos oreilles. L'espace commentaire vous est dédié : nous aimerions beaucoup savoir quel est votre top 5/10/20 en vous basant sur notre liste ! Et si d'après vous, il y a un album marquant que nous avons oublié, dites-le nous !


Avenged Sevenfold - Nightmare (2010)

Cet album marque un tournant dans la carrière du groupe ricain : ce disque est le premier enregistré sans leur emblématique batteur originel The Rev décédé en 2009, ce disque les fera définitivement passer au rang de têtes d'affiche de festival même s'il faudra attendre la tournée suivante pour les voir confirmés à ce niveau, ce disque est le plus typé metalcore de la décennie avant qu'ils ne s'éparpillent quelque peu sur "Hail To The King" et "The Stage". Retenons notamment les morceaux Nightmare, Welcome To The Family, Buried Alive et So Far Away.

August Burns Red - Leveler (2011)

Impossible de parler de metalcore ces 10 voire 15 dernières années sans mentionner le quintet américain. Chaque album est surprenant et d'un niveau supérieur, tout du moins au début de la décennie. Nous aurions également pu choisir "Rescue And Restore" mais il nous a paru moins marquant que "Leveler", reflet d'une époque où le metalcore était encore omniprésent. Retenons notamment les titres Empire, Carpe Diem, Internal Canon et Division.

Emmure - Speaker Of The Dead (2011)

Ils incarnaient une nouvelle image du metalcore et étaient un des portes-drapeau d'Imperial, devenu ensuite Impericon. Un groupe que l'on voyait toutes les semaines (on caricature à peine) en Europe, présent à maintes reprises sur le Never Say Die Tour et dont les albums ne tournaient pas encore en rond. Retenons notamment les titres Solar Flame Homicide, 4 Poisons 3 Words et Drug Dealer Friend.

The Devil Wears Prada - Dead Throne (2011)

Au début de la décennie, nous étions à un tournant de la scène metalcore. Une nouvelle génération était au taquet pour occuper le devant de la scène et tout le monde voulait être de la partie. Conséquence : trop de groupes se ressemblaient et peu arrivaient à sortir son épingle du jeu. TDWP ont fait parti des quelques heureux élus grâce à leur album "Dead Throne" où on retrouve également un featuring du chanteur d'As I Lay Dying. La variété de leur musique les a fait sortir du lot et sans atteindre des sommets de succès, cet album a plus que fait ses preuves.

Trivium - In Waves (2011)

Elle est loin l'époque où on les présentait comme les successeurs de Metallica. Elle paraît également loin l'époque où on pouvait noter le terme metalcore à côté de leur nom. Et l'époque de ce très bon album paraît de fait déjà très loin : plus de 8 ans lorsque nous écrivons ces lignes. In WavesDusk Dismantled ou Black : autant de perles de l'époque. 

Asking Alexandria - Reckless & Relentless (2011)

Dans la catégorie groupe à la chorégraphie de crabes, aux musiciens à mèches et à groupies en délire, on ne voit pas qui pourrait déloger les Anglais. Danny Wornsnop et ses acolytes étaient les dignes de présentants à l'époque du metalcore teinté d'electro et samples à gogo. Mais cela marchait. Cela marchait même très bien. Du moins sur CD car en live, ça a toujours été une autre histoire.

Unearth - Darkness in the Light (2011)

S'ils n'ont pas eu le même succès que As I Lay Dying ou Killswitch Engage, on ne peut dire que Unearth ont fait leur possible pour cela. Avec le single Watch It Burn comme porte-drapeau, le combo américain a sorti un disque 5 étoiles qui a marqué la sphère metalcore... d'une autre époque. Aujourd'hui, il est très rare de les voir tourner en tête d'affiche : ils occupent plutôt les places d'openers de luxe.

All That Remains - For We Are Many (2012)

A l'instar de Unearth, on ne peut parler de metalcore au XXIè siècle sans mentionner All That Remains. Et comme beaucoup de disques metalcore de l'époque, il était produit par Adam Dutkiewicz, guitariste de... Killswitch Engage

While She Sleeps - This Is The Six (2012)

Digne représentant de la nouvelle metalcore anglaise, européenne et mondiale de cette décennie, While She Sleeps ne pouvaient pas être absents de cette liste. Et s'il y a bien un album qui les a mis sur la voie du succès et qui ne souffre généralement d'aucune critique, c'est bien leur premier, "This Is The Six". Même s'il se retrouve parfois entièrement bondé de leurs set-lists sur les dernières tournées, on ne peut oublier les tubes que sont Seven Hills, This Is Six, Our Courage Our Cancer ou False Freedom

The Ghost Inside - Get What You Give (2012)

Où en serait le groupe aujourd'hui sans ce tragique accident de bus à l'automne 2015 ? Vu la hype autour de leur retour, sûrement très haut. Chaque disque les a fait grimper à l'échelon supérieur et si "Dear Youth" est évidemment très bon, "Get What You Give" a ce petit côté plus marquant. Il suffit de voir l'attente autour du single Engine 45 à chaque concert, y compris leur grand retour sur scène en juillet 2019.

Northlane - Singularity (2013)

On aurait tendance à l'oublier mais Marcus n'a pas toujours été le frontman du groupe australien. Scarab, Quantum Flux, Masquerade (avec en featuring Drew York de Stray From The Path), cela ne vous dit rien ? Si ? Ouf. Depuis leur arrivée dans la scène, il y a eu une certaine hype autour de leur musique qui a été confirmée d'album en album.

Heaven Shall Burn - Veto (2013)

Les Allemands sont actifs dans la scène metalcore depuis près de 15 ans mais on ne peut dire qu'ils ont rapidement percés. Comme beaucoup de groupes allemands, ils ont eu du mal à quitter leurs terres natales. Demandez donc à des groupes tels que Caliban, Eskimo Callboy ou Any Given Day la différence entre leur succès à l'intérieur et à l'extérieur de l'Allemagne. Mais à forcer de persévérer, le travail finit par payer. Et en 2013, "Veto" a marqué un moment charnière dans leur carrière. Enfin.

Bring Me The Horizon - Sempiternal (2013)

S'ils ont marqué la première décennie avec "Suicide Season", on ne peut ignorer qu'ils ont marqué cette seconde décennie avec "Sempiternal", un disque au summum de l'art et le dernier catalogué de leur carrière... en tout cas jusqu'ici. Retenons ici les titres Sleepwalking, Shadow Moses, Antivist, Can You Feel My Heart ou encore The House Of Wolves.

Of Mice And Men - Restoring Force (2014)

Des gros riffs, un look à la Asking Alexandria, des refrains à l'eau de rose avec une voix claire et un label pas toujours bien vu (Rise Records) : Of Mice And Men auraient très bien rester dans le rang. Puis, ils ont sorti "Resorting Force" et les tournées à succès ont suivi de suite : première partie de Linkin Park, puis de A Day To Remember avant de s'offrir une belle tournée en tête d'affiche avec notamment la Brixton Academy à Londres début de l'année suivante.

For Today - Fight the Silence (2014)

Ce qui très représentatif de cette décennie musicale écoulée mais également de tous les autres domaines, c'est la vitesse à laquelle tout évolue. Nombreux groupes metalcore il y a 6-7 faisaient office de référence ou étaient présentés comme les gros groupes de demain : The Devil Wears Prada, Emmure, Miss May I et donc également For Today. Avec des réussites diverses et variées. Qu'aurait-il pu se passer s'ils avaient continué à écrire des tubes tels que Break The Cycle et surtout, ils n'avaient pas mis un terme au groupe ? Il suffit parfois de pas grand chose pour passer définitivement dans la cours des grands.

Bullet For My Valentine - Venom (2015)

Après "The Poison" et "Scream Aim Fire", les British se sont clairement égarés. "Fever" ? Deux singles corrects encore joués aujourd'hui mais à côté, le néant. "Temper Temper" ? Le néant total. Ils avaient définitivement touchés le fond et on ne donnait pas cher de leur peau. Et puis, deux ans plus tard, ils reviennent avec "Venom", un retour avec un grand R et une poignée de tubes à même de se classer parmi les meilleurs morceaux du groupe, You Want A Battle comme concurrent le plus sérieux. Leur tournée pour fêter les 10 de "The Poison" les a remis sur le devant de la scène et ils y sont toujours 4 ans plus tard.

Architects - All Our Gods Have Abandoned Us (2016)

Groupe majeur de cette décennie, Architects a bluffé son monde avec "Lost Forever // Lost Together" sorti en 2014 mais parce qu'il s'agit de l'album qui a confirmé leur potentiel à remplir des grosses salles et pour tout le contexte qui gravite autour de ce disque, le choix s'est donc porté sur "All Our Gods Have Abandoned Us". 

Darkest Hour - Godless Prophets & the Migrant Flora (2017)

Autant le dire d'entrée, le groupe avait disparu de la circulation - ou presque - depuis quelques années. Puis cet album a tout changé en 2017, rappelant que Darkest Hour étaient toujours bien là ! Malgré cela, le groupe reste bien moins médiatisé. Pourquoi cet oubli ? On ne saurait dire. Quoi qu'il en soit, ils ont marqué l'année 2017 et méritaient leur place dans ce classement grâce à cela.

Parkway Drive - Reverence (2018)

"Deep Blue", "Atlas", "Ire", "Reverence". Les Australiens enchaînent les albums à succès comme des perles et ce dernier a confirmé le sentiment croissant des dernières années : ils sont capables de remplir des arènes et d'occuper les plus hautes places - ou presque - sur les festivals metal. La production XXL de la tournée 2018 - 2019 de cet album était incroyable, sans laisser de côté la musique bien évidemment. Ils continuent de bluffer le monde entier d'année en année. Qui sait jusqu'où ils iront ?!

As I Lay Dying - Shaped By Fire (2019)

Mettre un album sorti moins de 4 mois avant la fin de la décennie est un pari et "Awakened" aurait mérité sa place. Toutefois, pour ce que l'album représente, pour la place du groupe dans l'histoire du metalcore malgré seulement 5 années d'activité entre 2010 et 2019, pour la qualité de ce disque et la hype qu'il y a autour, on mise une petite pièce sur la trace que laissera ce nouvel opus dans l'histoire du metalcore. Il suffisait de voir l'accueil pour le nouveau single My Own Grave lors de leur retour sur scène en 2018 pour le confirmer ! Notons également les titres Redefined et Shaped By Fire.