Polaris - The Death Of Me

836. Soit le nombre de jours qui séparent "The Mortal Coil" et "The Death Of Me". A peine plus de 2 ans. Une période courte et longue à la fois. Une éternité pour Polaris. Plus rien ne sera désormais pareil pour eux. Vous cherchez le meilleur album metalcore de l'année ? Il est peut-être déjà sorti !

Nous avons longuement attendu ce nouvel album des Australiens. Pas que nous étions lassés Lucid ou The Remedy en live mais plutôt parce que nous avions hâte d'entendre les autres perles que ce jeune groupe pourrait composer. Le 6 novembre 2019, Polaris nous ont donné la meilleure réponse qui soit en dévoilant leur nouveau single Masochist, un nouveau tube en puissance qui allait faire mouche dès la première écoute. Pile 2 ans après la sortie de leur premier disque, "The Mortel Coil". Pas rassasiés pour un sous, les Aussies ont répondu à nos appels en dévoilant un second single 2 mois plus tard, Hypermania. Un titre à la précision chirurgicale et au groove dévastateur. Avec une autre nouveauté et non des moindres : c'est le premier morceau du groupe sans la présence de parties vocales assurées par le bassiste du groupe, Jack. A la place, ce sont ses premiers screams studio que l'on y retrouve. Un résultat détonnant et qui a également fait mouche dès la première écoute. Mais nous sommes gourmands et ils le savent : le 13 février, veille de Saint-Valentin, le quintet a sorti un troisième single appelé Landmine. Une vraie machine de guerre avec quelques riffs qui auraient fait du bien au dernier disque de SlipKnot. Et, évidemment, le morceau a fait mouche dès la première écoute.

Avant de découvrir l'album, nous connaissions déjà 3 morceaux sur les 10 de la track-list. De l'excitation ? Evidemment. Des craintes ? Un peu. Pourquoi ? Car un des rares reproches que l'on pouvait faire au premier opus de Polaris était de ne pas tenir sur la durée. L'originalité du groupe, sa folie, son groove et son identité s'estompaient quelque peu à fur et à mesure que l'on s'approchait du dernier morceau. En se basant sur ce fait mais également sur ce que l'on a déjà vu avec beaucoup d'autres groupes, on pouvait se demander si ces 3 monstrueux singles n'étaient pas les meilleurs éléments de "The Death Of Me" et que le reste serait bien en-deçà ?!

On a eu un léger doute à la première écoute de Pray For Rain - où on peut voir une légère influence de Architects mais quel groupe metalcore n'est pas influencé par ce groupe en 2020 ? - mais fort heureusement, nos craintes se sont vite estompées pour laisser toute la place à notre excitation (ainsi qu'à notre envie de mosher) ! Les 3 singles occupent les pistes 2, 3 et 4 de l'album donc il faut ensuite passer à la cinquième piste pour découvrir ce que les Australiens nous cachaient encore.

Et on a globalement pris claque sur claque. Creatures Of Habit est le titre qui nous a le plus bluffé : son refrain repris en choeur par Jamie et Jack sans voix claire, les quelques passages batterie-basse bien pensés, un rythme soutenu jusqu'au bout avec un riff final 5 étoiles. Une vraie pépite qui a sa place au même niveau que les 3 premiers singles ! En parlant de gros riff, la fin de All Of This Feeling sera le moment propice pour lancer un gros wall of death des familles en live !

La place d'un second chanteur pour assurer des voix claires est un point qui suscite  généralement son lot de critiques. Et il faut avouer que des groupes en abusent un peu (The Amity Affliction pour prendre un exemple australien). Le succès, la volonté de continuer à grimper, les possibles pressions des labels et managers, l'envie de toucher un plus grand public : l'ajout de voix claire n'est pas toujours bien vu pour toutes ces raisons. Heureusement, Polaris n'ont pas franchi ce pas. Above My Head a un style se rapprochant plus de We Came As Romans que de Polaris eux-mêmes mais ça reste très catchy et prenant. Vagabond et surtout Martyr sont les titres où la voix de Jack est la plus présente : ce qui est plutôt dommage, sans pour autant que ce soit mauvais. 

En moins de 40 minutes, Polaris ont confirmé tout le bien que l'on pensait d'eux. Même si certaines inspirations telles que Architects ou Polaris peuvent se faire entendre sur certains titres, ce serait chipoter sur des détails tant le groupe a trouvé une identité qui lui est propre, que ce soit dans la composition pure ou la production de ces, désormais, deux albums. Et ce n'est pas un luxe donné à tout le monde !

836. Soit le nombre de jours qui séparent "The Mortal Coil" et "The Death Of Me". A peine plus de 2 ans. Une période courte et longue à la fois. Une éternité pour Polaris. Plus rien ne sera désormais pareil pour eux. Vous cherchez le meilleur album metalcore de l'année ? Il est peut-être déjà sorti !